Imaginez la scène.
Un vendredi soir, Sophie, Claire, Nathalie et Élodie se retrouvent autour d’un apéro. Elles grignotent, discutent, se racontent leur semaine. Puis Sophie sort le Trivial Pursuit.
— Allez, une petite partie pour finir ?
Le dé roule. Une carte est piochée.
Catégorie : Histoire & société.
Depuis quand parle-t-on de ménopause ?
A. Depuis l’Antiquité
B. Depuis le XIXᵉ siècle
C. Depuis la découverte des hormones
Petit flottement autour de la table.
— Attends… les femmes ont toujours eu une ménopause, non ?
— Sans doute, dit Claire. Mais le mot… il date de quand, lui ?
Sophie repose la carte sur la table.
— Bon… on note B ?
— Attends, attends, proteste Élodie. Moi, je vote pour l’Antiquité.
— Moi aussi, dit Nathalie. Les femmes n’ont quand même pas attendu le XIXᵉ siècle pour arrêter d’avoir leurs règles !
— Peut-être, répond Claire. Mais ça ne veut pas dire qu’on appelait ça « ménopause ».
Les quatre se regardent. Personne n’est vraiment sûre de sa réponse. Et c’est justement là que la partie devient intéressante.
Sophie, 52 ans, est en pleine ménopause. Claire, 47 ans, commence à reconnaître certains changements de la préménopause. Nathalie, 59 ans, a déjà traversé cette période. Quant à Élodie, 39 ans, elle écoute les trois autres avec curiosité et probablement quelques questions pour plus tard.
Nouvelle carte.
Catégorie : Corps & biologie.
Ménopause et vieillesse : est-ce vraiment la même chose ?
A. Oui, la ménopause marque l’entrée dans la phase de vieillissement biologique.
B. Non, la ménopause marque la fin de la vie reproductive, pas l’entrée dans la vieillesse.
C. Oui, mais seulement après 50 ans.
Sophie hésite un peu plus longtemps.
— J’avoue que j’ai longtemps associé les deux.
— Moi aussi, répond Claire. Comme si ménopause voulait forcément dire « je deviens vieille ».
— Eh bien, notez votre réponse, lance Élodie. On verra bien qui gagne son camembert.
Et vous, vous auriez choisi A, B ou C ? Gardez votre réponse, on vérifie tout à la fin. 😉
Histoire & société : vous pouvez aussi jouer
Le dé roule à nouveau. Nathalie pioche une nouvelle carte.
Catégorie : Médias & société.
En 1973, l’émission Aujourd’hui madame consacre un numéro à la ménopause. Mais rien ne se passe comme prévu. Que s’est-il passé ?
A. Plusieurs femmes viennent raconter leur expérience.
B. Aucune des femmes sollicitées n’accepte de venir témoigner.
C. L’émission est annulée au dernier moment.
Élodie fronce les sourcils.
— 1973… ce n’est quand même pas si loin.
— Justement, répond Nathalie. Moi, j’hésite entre A et B.
— Si c’est B, remarque Claire, ça en dit long sur ce qu’on pouvait raconter de soi à l’époque…
Sophie coche sa réponse. Et vous, A, B ou C ?
Le dé roule à nouveau. Cette fois, Élodie avance son pion et tire à son tour une carte.
Catégorie : Médias & société.
En 1966, le gynécologue américain Robert A. Wilson publie un livre sur la ménopause qui rencontre un immense succès. Quel titre est devenu un best-seller ?
A. The Second Spring — Le second printemps
B. Feminine Forever — Féminine pour toujours
C. Women After Fifty — Les femmes après 50 ans
Élodie sourit.
— « Féminine pour toujours » ? Rien que ça…
— Ça ressemble bien à une promesse de l’époque, répond Sophie.
— Ou à un piège bien trouvé, ajoute Claire.
Et vous, A, B ou C ?
Sophie lance le dé à son tour, avance son pion et pioche une carte.
Catégorie : Culture & société
La ménopause a même inspiré une comédie, Ménopause – La comédie qui bouscule les règles. Que raconte-t-elle principalement ?
A. Une femme qui consulte plusieurs médecins pour comprendre ce qui lui arrive.
B. Quatre femmes très différentes qui se retrouvent autour d’une expérience commune : la ménopause.
C. Une traversée historique de la ménopause, de l’Antiquité à nos jours.
Claire sourit.
— Là, j’espère que c’est B.
— Pourquoi ? demande Sophie.
— Parce que quatre femmes qui en parlent ensemble, c’est déjà une sacrée différence avec notre émission de 1973…
Élodie acquiesce.
— Et probablement une bonne façon de se rendre compte qu’on n’est pas la seule à vivre certaines choses.
Et vous, A, B ou C ?
Le dé s’arrête un instant. Sophie rassemble les cartes.
— Bon, on a assez révisé l’Histoire, non ?
— Surtout qu’en pratique, ajoute Claire, j’aimerais bien savoir ce qu’on peut faire quand on vit des sauts d'humeur, du stress et des palpitations cardiaques
Et maintenant, place à l'action
La respiration est l’un des rares mécanismes automatiques que nous pouvons volontairement ralentir. Quelques cycles bien rythmés peuvent aider à apaiser l’agitation, relâcher la tension et revenir plus facilement à soi.
Action n°1 - Respirez pour retrouver un peu d’espace intérieur
Installez-vous confortablement, les pieds bien posés au sol.
Inspirez doucement pendant 4 secondes.
Retenez votre souffle 2 secondes.
Expirez lentement pendant 4 secondes.
Attendez 2 secondes avant de recommencer.
Répétez ce cycle 4 à 6 fois, sans forcer.
Pour renforcer l’effet d’ancrage, choisissez une couleur qui évoque pour vous le calme ou l’espace. Pour moi c'est le bleu. À chaque expiration, imaginez-la se diffuser progressivement dans votre corps.
Puis prenez quelques secondes pour observer : qu’est-ce qui a changé en vous, même légèrement ?
Comme vous le savez, j’ai étudié et pratiqué la médecine traditionnelle chinoise. J’aime notamment certains gestes simples d’automassage, faciles à intégrer au quotidien.
Action n°2 - Un point d’auto-massage à activer
4GI — "Hegu" : pour relâcher la pression
Situé sur le dos de la main, entre le pouce et l’index. Massez le point avec le pouce de l’autre main pendant 30 secondes à 1 minute, en petits mouvements circulaires, avec une pression ferme mais agréable, tout en respirant lentement.

Action n°3 - Gardez de l’eau à portée de main
Un geste très simple, mais facile à oublier : boire régulièrement au fil de la journée. Gardez une gourde ou un verre bien visible et remplissez-le dès qu’il est vide.
Comme repère pratique, vous pouvez viser environ 1,5 à 2 litres d’eau par jour, à adapter selon votre activité, la température et vos besoins personnels.
Le plus efficace ? Ne pas attendre d’avoir soif pour y penser.
Un geste simple à tester lorsque vous sentez la tension monter ou que vous avez besoin de faire une vraie pause.
Action n°4 - En parler et échanger
Échanger avec une autre femme concernée par la préménopause ou la ménopause peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous vivez, à entendre une autre expérience et parfois à regarder la vôtre avec un peu plus de recul.
Après tout, en 1973, aucune femme n’avait accepté de venir témoigner à la télévision. Aujourd’hui, nous pouvons au moins commencer par en parler entre nous.
Alors, combien de bonnes réponses ?
Le moment est venu de retourner les cartes. Comptez vos points… et découvrez ce qui se cachait derrière chaque question.
1 — Depuis quand parle-t-on de ménopause ?
Réponse B : depuis le XIXᵉ siècle.
Les femmes n’ont évidemment pas attendu le XIXᵉ siècle pour voir leurs règles s’arrêter. En revanche, le mot « ménopause » apparaît en France au début des années 1800 et s’impose avec Charles-Pierre-Louis de Gardanne en 1821.
À l’époque, on parle encore volontiers de « l’âge critique des femmes ».
On a connu expression plus réjouissante pour commencer une nouvelle étape de sa vie…
2 — Ménopause et vieillesse : est-ce vraiment la même chose ?
Réponse B : non. La ménopause marque la fin de la vie reproductive, pas l’entrée dans la vieillesse.
Les deux ont pourtant longtemps été associées, jusque dans les mots employés autrefois : âge critique, retour d’âge…
Cette confusion a laissé des traces. À 50 ans, certains changements sont liés à la transition hormonale ; d’autres relèvent simplement du temps qui passe. Tout mettre dans le même panier peut donner l’impression de vieillir brutalement alors que ce n’est pas ce qui se passe.
3 — 1973 : que s’est-il vraiment passé sur ce plateau ?
Réponse B : aucune des femmes sollicitées n’accepte de venir témoigner.
L’émission Aujourd’hui madame consacre pourtant un numéro entier à la ménopause. Les médecins sont là… mais pas les principales intéressées.
À peine plus de cinquante ans nous séparent de cette scène.
Et c’est peut-être l’un des changements les plus visibles : aujourd’hui, les femmes prennent davantage la parole sur ce qu’elles vivent.
4 — Quel livre est devenu un best-seller en 1966 ?
Réponse B : Feminine Forever — « Féminine pour toujours ».
Le titre à lui seul raconte toute une époque.
Le gynécologue américain Robert A. Wilson défend alors l’idée que les traitements hormonaux peuvent notamment préserver la féminité après la ménopause.
« Féminine pour toujours » : comme si la féminité risquait de disparaître avec les règles…
Voilà qui montre à quel point ménopause, jeunesse, beauté et féminité ont longtemps été mêlées dans les représentations.
5 — Et au théâtre, que raconte Ménopause – La comédie qui bouscule les règles ?
Réponse B : quatre femmes très différentes réunies autour d’une expérience commune : la ménopause.
Le contraste avec 1973 est assez saisissant.
D’un côté, aucune femme ne souhaitait témoigner publiquement. De l’autre, quelques décennies plus tard, la ménopause devient matière à spectacle, à échanges et à rire collectif.
Et peut-être que le progrès est aussi là : pouvoir enfin raconter cette période avec ses propres mots.
Alors, combien de bonnes réponses ?
Et maintenant, à vous de jouer
En un peu plus de deux siècles, les règles du jeu ont beaucoup changé : la ménopause a été nommée, étudiée, racontée… et les femmes ont progressivement pris davantage la parole sur ce qu’elles vivent.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de savoir ce qui se passe, mais aussi de trouver ce qui vous aide concrètement à traverser cette période avec plus de confort et d’équilibre : respirer, relâcher les tensions, penser à boire, échanger avec une autre femme ou demander de l’aide lorsque c’est nécessaire.
Alors, pour vous aujourd’hui : action ou vérité ? 😉
Une amie est concernée elle aussi par la préménopause ou la ménopause ?
Envoyez-lui cet article et comparez vos réponses au quiz. 😉
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