Préménopause au top : le blog

Le manifeste pour une préménopause épanouie au travail comme à la maison

La préménopause n’est pas une fatalité. Découvrez un manifeste pour comprendre cette transition et retrouver équilibre et sérénité.
Le manifeste pour une préménopause épanouie au travail comme à la maison
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Il arrive un moment dans la vie où quelque chose ne fonctionne plus tout à fait comme avant. Ce n’est pas brutal. Ce n’est pas toujours clairement identifiable. Mais le corps commence à envoyer des signaux.

Le sommeil devient plus fragile. La fatigue s’installe sans raison évidente.

L’irritabilité apparaît là où il y avait de la stabilité. Le cycle menstruel, jusque-là prévisible, devient irrégulier, plus court, plus long, parfois absent, parfois envahissant.

Et, parfois, un sentiment diffus s’impose : celui d’être en décalage avec soi-même.

Tout commence par des questions, dans un contexte de transition

Lorsque les effets désagréables se manifestent presque chaque jour, une question finit par émerger, souvent en silence : comment retrouver un équilibre dans ce chamboulement ?

Pour beaucoup de femmes, cette période porte un nom encore flou, parfois redouté : la préménopause puis la ménopause. Des mots que l’on prononce peu. Une réalité que l’on minimise souvent.

Tout se passe comme s’il fallait traverser ce tumulte intérieur sur la pointe des pieds. Comme s'il s'agissait d'une étape clandestine qui ne devrait surtout pas faire de bruit.

Et pourtant, la transition ménopausique n’est ni anodine ni à redouter. Elle marque une transition majeure, un changement de système qui touche le corps, les émotions, le mental et l’identité.

Elle se manifeste dans une vie déjà dense en exigences et en responsabilités. Les femmes restent très sollicitées, entre travail, famille et charge mentale, alors même que le corps commence à réclamer un autre rythme, plus d’écoute et de cohérence.

Une question s’impose alors : pourquoi ce processus naturel est-il encore si souvent subi par des femmes très investies dans notre société ?

Ce manifeste est né de ce questionnement. Il invite à changer de regard sur la préménopause, à sortir du silence et à comprendre pourquoi cette transition, souvent vécue comme une épreuve individuelle, révèle en réalité des enjeux bien plus vastes.

Quand tout change dans un monde qui ne l’a pas prévu 

La préménopause devient déroutante lorsqu’elle s’inscrit dans un environnement qui n’a jamais prévu ce moment de bascule.

Au-delà des hormones : une transformation globale en cours

La préménopause est encore trop souvent réduite à une question hormonale, comme un déséquilibre à corriger. Une lecture rassurante en apparence, mais qui occulte l’essentiel : il ne s’agit pas d’un dérèglement isolé, mais d’un processus actif de transformation profonde et globale.

La préménopause dépasse largement le système hormonal. Elle affecte le sommeil, le système nerveux, l’énergie, l’humeur et la concentration. Le corps ne s’arrête pas : il se réorganise et cherche un nouvel équilibre, progressivement, à son rythme.

Le paradoxe de la femme moderne 

Ce bouleversement survient dans un contexte peu favorable à l’adaptation. Jamais les femmes n’ont été aussi actives et sollicitées : vie professionnelle dense, responsabilités familiales, charge mentale continue. La préménopause se vit au cœur d’un quotidien déjà saturé.

Le paradoxe est clair : le corps se transforme, tandis que la société exige la même intensité, le même rythme, la même disponibilité, laissant peu de place au ralentissement et aux fragilités.

Le corps féminin n’est jamais neutre

Les travaux d'Élisabeth Azoulay apportent ici un éclairage précieux. Ils rappellent que, dans toutes les sociétés, le corps féminin n’est jamais neutre. La beauté n’y est pas un simple attribut esthétique, mais un langage social, une manière de dire qui l’on est, à un moment donné de sa trajectoire.

Dans notre société, ce langage s’est figé autour d’un idéal : la jeunesse. Lorsque le corps change, l’expérience n’est plus seulement intime, elle devient sociale. La préménopause bouscule alors des repères invisibles : l’image de soi, la place occupée, le regard des autres, et parfois celui que l’on porte sur soi.

Un environnement qui amplifie le déséquilibre

À la pression de rester jeune et disponible s’ajoutent le stress et la surcharge mentale, qui sollicitent en permanence les capacités d’adaptation du corps et de votre mental.

La préménopause agit alors comme un révélateur : elle met en lumière ce que le corps compensait jusque-là et ce que l’environnement n’a jamais vraiment intégré.

Comprendre cette combinaison de facteurs permet de sortir d'une forme de flou, de déni et de culpabilité. La préménopause n’est pas un dysfonctionnement personnel, mais le point de rencontre entre un corps en transformation et un monde encore peu ajusté à cette étape de vie. 

Dans une société qui valorise la jeunesse permanente, cette transition se vit souvent dans le silence, et parfois dans la douleur.

Santé, travail : là où l’accompagnement des femmes fait défaut

Si la transition ménopausique peut être mal vécue,  ce n’est pas seulement à cause de ses effets physiques ou émotionnels, mais aussi des limites des systèmes censés soutenir les femmes, en santé comme au travail.

Comme le montre la sociologue Cécile Charlap dans sa thèse sur la fabrique de la ménopause, notre manière d’envisager cette transition s’est construite historiquement à partir des discours médicaux qui ont longtemps pensé les menstruations — puis leur cessation — sous l’angle du déficit, du dérèglement ou de la perte.

Cette lecture médicale du vieillissement féminin a profondément influencé les représentations collectives et les modes de prise en charge, en invisibilisant la dimension vécue, progressive et plurielle de ces étapes de vie.

Dans le même mouvement, Camille Froidevaux-Mettrie, philosophe,  rappelle qu’il ne s’agit pas de catégoriser les femmes, mais de reconnaître que leur corps introduit des temporalités — cycles, maternité, transition ménopausique — encore peu compatibles avec un monde du travail fondé sur la constance et la performance.

Aujourd’hui, la santé des femmes ne devrait plus être pensée comme une question marginale, mais comme un enjeu stratégique, à la croisée de la qualité de vie, de la santé publique et des parcours professionnels.

Le tabou persistant dans le monde du travail

Ces limites sont particulièrement visibles dans le monde professionnel, où la préménopause et la ménopause restent des sujets le plus souvent ignorés. Dans des environnements qui valorisent la constance et la performance, les femmes sont souvent amenées à composer en silence, sans réelle reconnaissance des transformations qu’elles traversent.

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Préménopause, ménopause : ce que montrent les chiffres. 87 % des femmes vivent des symptômes liés à la préménopause ou à la ménopause. Seules 2,5 % bénéficient d’une prise en charge médicale. 20 à 25 % présentent des symptômes sévères. 1 femme sur 2 estime que la ménopause a un impact négatif sur son travail. 10 % ont déjà quitté leur emploi faute de solutions adaptées. [Source : Rapport de la mission parlementaire sur la ménopause, publié le 10 avril, sous la direction de Stéphanie Rist.]

Derrière ces chiffres, il y a des femmes qui continuent d’avancer, de travailler, de tenir, souvent en ajustant seules ce que l’environnement n’a pas encore appris à accompagner.

Quand la sur-adaptation devient un signal

À force de compenser, le mécanisme naturel de rééquilibrage s’affaiblit. Le corps continue d’avancer, mais sans retrouver un équilibre global. Les signes apparaissent progressivement : un sommeil moins réparateur, une fatigue persistante, une irritabilité diffuse, une récupération plus lente. Rien de brutal. Plutôt une usure silencieuse.

Ce moment n’est pas un échec. Il signale qu’un seuil a été franchi. La préménopause met en lumière un décalage entre l’énergie mobilisée et les ressources réellement disponibles, entre ce qui est donné au quotidien et ce qui est régénéré en retour.

Reconnaître ces signaux ne signifie pas tout arrêter. Cela invite à faire autrement. Ré-interroger ses rythmes, ses priorités et ses marges de récupération devient un acte de prévention, mais aussi de respect de soi. Non pour renoncer, mais pour préserver ce qui permet d'avancer.

Dans cet espace peut s’ouvrir un autre rapport au corps, plus attentif et plus ajusté. La sur-adaptation cesse alors d’être une contrainte invisible pour devenir un repère, une information à partir de laquelle choisir autrement.

À ce stade, il ne s’agit plus seulement de comprendre ce qui se joue dans le corps, mais de reconnaître que la sur-adaptation a atteint ses limites. 

Lorsque l’équilibre ne se rétablit plus spontanément, la compensation se prolonge, et ses effets peuvent coûter cher avec le temps : des mois perdus à tenir, des déséquilibres qui s’installent, et des ajustements qui deviennent plus longs à opérer.

La préménopause se situe alors à un moment charnière. Non pas comme une rupture brutale, mais comme une invitation à reconsidérer la manière dont l’énergie est mobilisée, distribuée et régénérée.

Ce signal n’est ni alarmant ni définitif. Il indique simplement qu’un autre mode de fonctionnement devient nécessaire.

Ma philosophie pour une préménopause épanouie et sereine

Vivre la préménopause comme une possibilité de renouveau peut sembler difficile lorsque les désagréments s’installent au quotidien. Fatigue, sommeil fragilisé, inconforts corporels, fluctuations émotionnelles rendent toute projection positive délicate. Et pourtant, c’est précisément parce que cette phase bouscule les repères qu’elle ouvre aussi un espace de réajustement.

Depuis plusieurs années, certains courants en psycho-sociologie parlent d'empowerment de la ménopause. Non comme une injonction à positiver, mais comme la reconnaissance d’un pouvoir d’agir : comprendre ce qui se transforme, identifier ses ressources et s’approprier pleinement ce processus naturel, sans le subir.

Cette approche repose sur une conviction simple : la préménopause n’est pas un dysfonctionnement à corriger, mais une transition à accompagner. Lorsqu’elle est comprise et respectée, elle peut devenir un temps de clarification, de recentrage et de consolidation de l’équilibre global.

C’est cette vision qui guide ma manière d’accompagner les femmes : un accompagnement progressif et individualisé, qui aide à retrouver du sens, de la cohérence et de la confiance, sans modèle imposé. Vivre une préménopause épanouie et sereine ne consiste pas à nier les difficultés, mais à apprendre à composer autrement, avec plus de justesse et de respect de soi, en restant pleinement actrice de sa santé et de sa trajectoire.


Faites de votre préménopause une période de réalignement et de transition active.

Les manifestations que vous traversez ne sont pas des faiblesses à corriger, mais les signes visibles d’un changement plus profond à l’œuvre en vous. Cette étape n’est pas une impasse, mais un virage. Un virage que vous pouvez emprunter en changeant de regard, puis d’état d’esprit.

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Pour aller plus loin :

Les réflexions développées dans ce manifeste s’appuient notamment sur :

  • 100 000 ans de beauté, ouvrage collectif dirigé par Élisabeth Azoulay, qui explore la beauté comme un fait anthropologique, social et identitaire à travers les âges.
  • La fabrique de la ménopause, Cécile Charlap, CNRS Éditions.
  • Le rapport de la mission parlementaire sur la ménopause, publié le 10 avril 2024 sous la direction de Stéphanie Rist, qui met en lumière les enjeux de santé publique et l’impact de la préménopause et de la ménopause sur la vie professionnelle des femmes en France.
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